MAAAR

Venezuela et France

Il y a des ondes plus positives que les autres, déposant sur nos rivages des cadeaux aussi sublimes qu’inattendus… Le premier album de MAAAR, « Ondas », à découvrir le 13 novembre 2026 sur le Label 4000, en fait clairement partie. Plus qu’un simple ressac, c’est une immense vague qui vient nous le placer dans la discographie idéale de la mondialisation positive. 

Trois voix, six mains et une multitude d’objets frappants y forment un tumulte de matières sonores que rehausse parfois le souffle de l’accordéon. Dans ce maelstrom, MAAAR relie les mondes anciens et celui qu’on aimerait voir advenir… Ces têtes chercheuses ont voyagé autant dans l’espace que dans le temps pour puiser dans les rythmes traditionnels ou dans différents collectages qu’elles se réapproprient avec autant de puissance que de délicatesse.

Voilà plus de cinq ans que le trio repousse un peu plus les limites du concept de fusion, tellement rebattu dans le monde de la musique… En vérité, seules certaines planètes peuvent aussi bien s’aligner, alors même qu’elles évoluent dans des galaxies éloignées et pourtant connectées. Rebecca Roger Cruz convie tout à la fois les versants traditionnels et underground du Venezuela et de l’Atlantique Noir, ainsi que les musiques anciennes et populaires de la Péninsule Ibérique. Elsa Corre a exploré les fins de terres de la Bretagne et de la Galice, en s’étant immergée dans leurs voix et leurs rythmes pour poursuivre l’œuvre essentielle de transmission. Charlotte Espieussas assemble les énergies de son Occitanie et celles qu’elle a également collectées au Mexique et à La Réunion. 

Il fallait bien trois A à cette mer profonde et mystérieuse (mar = mer en espagnol et en occitan), à autant d’amour conjugué pour magnifier une nouvelle tradition, mondialisée et vivante, ancrée dans le présent. Le nom MAAAR fait aussi référence à un cratère volcanique, et il y aurait là encore beaucoup de métaphores à faire… Il y a l’énergie qui repose depuis des siècles sans s’éteindre, libérée par une rencontre permise par la modernité. C’est une éruption humaine et artistique, une invitation à l’introspection autant qu’à la transe !

   

Rebecca Roger Cruz : voix, percussions
Elsa Corre : voix, percussions
Charlotte Espieussas : voix, accordéon, percussions

Artistes à découvrir